L'Assemblée nationale adopte le projet de loi sur les emplois d'avenir
L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi créant les emplois d’avenir pour les jeunes principalement dans les collectivités locales, les associations et l’enseignement, public et privé.
Les emplois d’avenir, pour qui ?
Les emplois d’avenir, largement subventionnés par l’Etat, seront proposés, généralement dans les collectivités locales et les associations, pour trois ans, à des jeunes de 16 à 25 ans peu ou pas qualifiés vivant dans des zones urbaines ou rurales défavorisées, ou en outremer, ainsi qu’à des handicapés peu qualifiés de moins de 30 ans en difficulté.
L’enseignement, public et privé pourra embaucher, sur trois ans, 18.000 étudiants boursiers à bac+2 se destinant à l’enseignement.
Quels types d’emplois sont concernés ?
Il pourra s’agir de CDI ou de CDD. Le temps plein sera la règle mais avec des exceptions. Les emplois d’avenir seront essentiellement destinés au secteur non marchand dans des activités ayant des une utilité sociale avérée et susceptibles d’offrir des perpectives de recrutement durables (filières vertes et numériques, secteurs social et médico-social, aide à la personne, animation et tourisme, loisirs…)
Quelle prise en charge?
100 000 emplois d’avenir seront créés en 2013, 150 000 en 2014. Les «emplois d’avenir» devraient coûter 1,5milliard d’euros à l’État en année pleine, selon le ministère du Travail. Cette dépense prendra la forme d’une subvention versée par l’État à l’employeur. Dans le projet de loi, cette subvention peut atteindre 75% du montant brut de la rémunération du jeune pendant trois ans au maximum (un an minimum). Le gouvernement espère ainsi, comme pour les emplois-jeunes, qu’un certain nombre d’emplois seront pérennisés, une fois l’aide épuisée.
Quel accompagnement ?
Les emplois d’avenir reposent sur un fort engagement des employeurs (tutorat, formation…) et sur un accompagnement assuré essentiellement par les Missions locales.
Toutefois, la majorité socialiste s’est opposé à un amendement du Front de gauche fixant à 400 heures par an le temps obligatoire de formation dispensée aux jeunes en emplois d’avenir, de même qu’à un amendement centriste proposant 10 heures par semaine.
Emplois d’avenir et emplois-jeunes
Les emplois-jeunes - 310.000créés entre 1997 et2002 - devaient lancer de nouveaux métiers dans le public et l’associatif mais ils ont surtout bénéficié aux plus qualifiés.
Les emplois d’avenir sont destinés à des jeunes pas ou peu qualifiés venant de zones défavorisées.
Le texte sera examiné par le Sénat à la fin du mois avant d’être définitivement adopté.


