Les femmes dans la coopération et solidarité internationale

Appel à participation :
Les femmes ne sont pas seulement les actrices du micro-crédit, elles conceptualisent, créent, et innovent dans la coopération et la solidarité internationale.
Avec cette aptitude, finalement stigmatisante, d’être capable de voir plus loin : éducation, santé, capitalisation, etc. Elles seraient, en effet, « dotées » d’un sens de la perspective, lié à leur « pouvoir » d’enfantement. Et pourtant, malgré ces qualités tant et si bien criées pour légitimer les nombreuses actions en faveur des femmes (et les subventions qui vont avec), aujourd’hui nous en sommes encore à l’âge de pierre dans la gouvernance associative, universitaire, et des collectivités territoriales/Etat, en termes de responsabilités confiées aux femmes.
Encore une fois nous avons des leçons à apprendre du Sud, puisque bien souvent, des femmes y sont à la fois initiatrices de mouvements importants mais aussi à la tête de fondations (pas seulement en tant « qu’image »), d’associations d’envergures, de ministères et de chaires universitaires dédicacées au Développement, à la solidarité et la Coopération internationale.
En France, les femmes responsables de structures œuvrant dans ces champs d’actions, le sont majoritairement à la fois que dans les fonctions bénévoles de bureau (présidente, administratrice, secrétaire générale, trésorière !) et/ou dans des structures à petits budgets.
Il en est de même dans la formation universitaire de ces axes de compétences, rarement une direction de master (qui compte dans ce paysage de concurrence) est confiée à une femme ! Elles interviennent ici et là, pour traiter de questions dites « affectives » (ex. la peine de mort) ou les confinant, d’une certaine façon, à leur catégorie de genre : le Droit des enfants, la place des femmes, etc.
D’ailleurs, les célèbres têtes d’affiche de ce secteur en France, les bankables de l’humanitaire (qu’on s’arrache pour les conférences et qui sont souvent rattachés à un Master de ce secteur, voire, initiateurs : Pascal Boniface !), sont bien souvent des hommes : Brauman, Kouchner, Rifman, etc.
A l’inverse les personnalités « ambassadrices » sont elles majoritairement des femmes (belles, tant qu’à faire) : on pense évidemment à Angélina Jolie, Shakira ou Aishwariya Raï Bachchan ! A échelle hexagonale nous avons aussi nos icones de l’humanitaire : Emmanuelle Béart, Laetitia Hallyday, Adriana Karembeu et d’autres (récemment Valérie Trierweiler, nommée ambassadrice de la Fondation France Libertés).
A vos commentaires et propositions.
Contact :
Linda Bouifrou, chef de projets « Femmes et Développement » à l’ONG SRUTI.
En collaboration avec l’association S.A.I.D[#null]
Adresse
St Mandé, lieu à préciser ultérieurement.


